• Patrice

Marée stellaire de David Brin, la civilisation terrestre confrontée aux "Eatees"

Acheté en 1996, je me souviens avoir abandonné la lecture il y a donc 26 ans. Je n'étais pas mûr du tout pour de la vraie SF !

Ecrit en 1983 et multi-primé dans la foulée, ce roman établit une prouesse bien méritée.

Traduction de Gérard Lebec.


Le livre acheté en 1996
Couverture de Philippe CAZA

Il émerveille sur bien des points. Il rapproche les humains des dauphins, il dépeint de nombreuses pensées extra-terrestres et une extraordinaire hiérarchie dans l'espace - liée au mécanisme de l'élévation. L'humanité y représente une bizarrerie , "attardée" par rapport aux anciennes civilisations et semble avoir évolué seule (c’est-à-dire sans être aidée par une autre civilisation), ce qui est une chose totalement inconcevable ! Amusant et passionnant.


L'action ne manque pas et, là aussi, des concepts révolutionnaires sont exposés et en action. Il est parfois difficile de tout comprendre tant cela foisonne de sujets pas forcément décrits mais dont nous observons les effets.


Les espèces extra-terrestres ou "Eatees" sont entr'aperçues mais, si nous voyons les différences de mentalités, la constante guerrière et la manière de penser très humaine les rendent légèrement moins surprenants, voire crédibles. Mais trop d'abstraction aurait desservi l'intrigue. La prouesse est tout de même d'avoir dépeint en long et en large nos amis dauphins et leurs relations avec les humains.


La lecture n'est pas toujours facile. Cela manque même beaucoup de fluidité et il faut rester bien concentré pour suivre les changements de point de vue, les innombrables personnages, les situations qui peuvent se passer dans l'eau, au sol, sur des canots, des traineaux et bien évidemment des vaisseaux.


Et il y a de quoi faire en matière de péripéties, je ne vous en dis pas plus. Aventure et science-fiction (planet opera).

Les descriptions sont excellentes sans être trop longues, on a parfois du mal à se représenter la planète, les équipements et les personnages. Les chapitres sont en général très courts et centrés sur un personnage ou un lieu, le titre annonçant la couleur.


La bataille finale dans l'espace est un chef d'œuvre du genre, annonçant un final un peu rapide et nous laissant sur notre faim, malgré la beauté de l'accomplissement. Il y a bien des mystères qui subsistent, peut-être sont-ils abordés dans le tome suivant ? Le contraire serait frustrant car ils renvoient aux origines des civilisations.


Au final, une excellente lecture, un très bon moment en compagnie de cet auteur dont je vais lire d'autres livres.

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