• Patrice

Le successeur de Pierre : visionnaire et passionnant Jean-Michel TRUONG

Achevé d'écrire en 1998, il reste d'une grande actualité et tout à fait surprenant par sa description du monde. Côté technologique, c'est une débauche de découvertes et je ne vous révèle pas le futur qui nous a été promis par l'auteur. Un ou deux éléments sont dépassés mais ça ne pose pas de problème (on évoque des PABX - mini centraux téléphoniques - pour faire passer de l'Internet).


Jean-Michel Truong - Le successeur de Pierre


Couverture livre Le successeur de Pierre
La pyramide, siège de rencontres virtuelles
Je le répète : pour une époque à laquelle la majorité de la population Française n'avait jamais surfé sur le Web, c'est une prouesse.

Sur le plan humain il y a une énorme dénonciation de l'exploitation des foules par une minorité, que ce soit en Chine, en Amérique ou en Europe. Des considérations (un peu simplistes) sur l'économie et sur une pandémie comme moyen de disposer des libertés physiques des humains. Très fort sur ce point aussi. D'une actualité brûlante en ce moment.


La deuxième moitié commence à paraître longuette et les révélations, dont certaines cousues de fil blanc, n'impressionnent pas vraiment. Un peu comme lorsqu'on colle les dernières pièces dans un puzzle, satisfaction du lecteur mais l'émerveillement du début est retombé. On a parfois l'impression qu'il s'agit d'un livre un peu simpliste (easy-reading à la Da Vinci Code, voir plus bas).


Il y a plusieurs intermèdes scientifiques bien amenés et cohérents, faciles à comprendre. L'auteur sait évidemment de quoi il parle.


Les 100 dernières pages ouvrent de nouveaux horizons et il était temps (je pense qu'on pourrait dégraisser le livre de 100 pages.)

Quant à l'histoire à la "Da Vinci Code" dans laquelle nous sommes immergés au début, qui revient par flashs un peu légers, on se demande longtemps quelle est son utilité. L'exposé d'un mystère au sein de l'Eglise et plus particulièrement concernant le Christ est passionnant mais dérive à l'étalage historique. Le soufflé retombe, pour enfin revenir, gonflé de modernisme, à la fin du roman, qui tient promesse et justifie la bonne note finale : enfin le passé et le futur dystopique se rejoignent et je ne peux qu'aimer, lorsque religion et technologie se rejoignent !

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