• Patrice

Cosmicomics : tout est dit dans le titre !

Dernière mise à jour : 24 janv. 2021

Publié en 1968, acheté en 88, lu en entier en 2020. Comme Dune, fait partie des livres de ma bibliothèque que je ne suis pas parvenu à finir… il y a 32 ans !


Italo Calvino - Cosmicomics


Pour celui-ci, un petit hommage à mon cher oncle Bernard de Fréminville qui a l'art de nous raconter des histoires lors des repas familiaux. Il a su m'appâter en nous expliquant la nouvelle contenue dans "Cosmicomics" de Italo Calvino : un homme, situé sur une galaxie distante de deux-cent millions d'années-lumière brandit une pancarte indiquant "JE T'AI VU". S'ensuit toute une réflexion et un échange, un élargissement à d'autres galaxies et un héros-narrateur qui se pose plein de questions. Mélange d'humain et de son environnement, insensible au temps et aux époques.





Une poésie et un sens de l'absurde. Totalement irréel, sur la base d'une vision improbable des choses. La force de ce livre est qu'il donne un esprit au temps, au cosmos, aux objets qui ne peuvent nous parler, depuis la singularité du big bang à la coquille des mollusques rapportée au sens de la vision.

Pas vraiment de la SF, le titre me semble parfait pour vous prévenir de ce que vous y trouverez. Une poésie digne d'un Bradbury qui aurait dérapé sur un astéroïde en forme de peau de banane.

L'auteur se base bien évidemment sur quelques vérités scientifiques, y juxtapose une vie à peu près normale pour jouer sur la situation ou l'anachronisme scientifique.

Vous raconter les péripéties et les nouvelles qui sont plus des tableaux que de véritables histoires serait vous gâcher un grand plaisir. Et j'en serais d'ailleurs totalement incapable. Je crois qu'il est impossible d'écrire comme Italo Calvino et tant mieux !

[Léger divulgachâge à partir d'ici]


Par exemple au début de l'Univers, il n'y avait qu'un point. Imaginez ce que cela donne d'être tous amassés de manière punctiforme !

Une autre : au début, la Lune était beaucoup plus proche de la Terre. Et le phénomène de marée était donc nettement plus prononcé. Il suffisait de s'approcher en barque pour pouvoir changer de planète, à la pleine Lune.